À l’occasion de la journée mondiale de l’ostéoporose, gros plan sur cette maladie encore trop peu connue

L’ostéoporose est une maladie silencieuse touchant particulièrement les femmes. Bien que courante, cette maladie chronique et invalidante est trop peu connue et rarement diagnostiquée. Pour sensibiliser la population à la prévention et au diagnostic de la maladie, la Fondation Internationale de l’Ostéoporose organise tous les ans, à la date du 20 octobre, la Journée mondiale de l’Ostéoporose.

Dessin d'un squelette.

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Bien comprendre ce qu’est l’ostéoporose

L’ostéoporose est une maladie courante atteignant le squelette osseux. Très silencieuse, la maladie est caractérisée par une détérioration de la microarchitecture des os et une importante diminution de la masse osseuse. Pour comprendre le fonctionnement de la maladie, il est important de savoir que l’os est un tissu vivant qui se renouvelle en permanence grâce au travail couplé de deux types spécifiques de cellules osseuses que sont les ostéoclastes et les ostéoblastes. Ces deux cellules ont des fonctions spécifiques. Si les premières sont en charge de détruire les os anciens, les secondes les renouvellent au fur et à mesure. L’équilibre de ces deux activités – de destruction et de formation – est généralement assuré par un système de régulation très précis.

Le bon fonctionnement dudit système dépend par ailleurs de différents facteurs comme la vitamine D, le taux d’hormones thyroïdiennes et sexuelles dans l’organisme. Mais lorsque la construction osseuse ne compense plus l’activité de destruction et que cette dernière prédomine, la densité osseuse diminue progressivement : c’est l’ostéoporose. Si cette maladie est aujourd’hui très peu diagnostiquée, c’est parce qu’elle est totalement indolore, donc silencieuse. Les inconforts ne se ressentent en effet qu’après l’apparition d’une complication telle qu’une fracture. En fonction de la zone touchée, il est possible de distinguer trois types de factures : vertébrales, de la hanche et du poignet.

L’ostéoporose en quelques chiffres

Les chiffres relatifs à cette maladie sont assez impressionnants. Comme indiqué par L’Institut national de la santé et de la recherche médicale Inserm, en France, ce sont pas moins de 377 000 nouvelles fractures dues à l’ostéoporose qui sont déplorées chaque année. 56 000 de ces fractures concernent le poignet, 56 000 autres fractures sont relatives aux vertèbres et 74 000 fractures concernent la hanche ou plus précisément le col du fémur. Les 191 000 autres fractures affectent d’autres os du corps comme la clavicule, le bassin, les côtes, le tibia ainsi que l’humérus. En France, l’on estime par ailleurs que 39 % des femmes âgées de 65 ans en souffrent. Chez celles âgées de 80 ans et plus, la proportion atteint les 70 %.

En France, seules 20 % des femmes qui en sont victimes sont orientées vers un dépistage de l’ostéoporose et reçoivent un traitement adapté. Dans le monde, c’est un total de 1.600.000 fractures du fémur par an qui sont enregistrées, soit une fracture toutes les 20 secondes. Très peu de ces personnes connaissent la véritable raison de la fracture.

20 octobre, journée mondiale de l’ostéoporose

La Journée mondiale de l’ostéoporose est célébrée ponctuellement, les 20 octobre de chaque année. Spécialement initiée par la Fondation Internationale de l’Ostéoporose ou IOF, cette date marque le lancement d’une campagne annuelle visant à sensibiliser l’ensemble de la population – quel que soit l’âge – à la prévention de cette maladie. Mais pas seulement ! Cette campagne a également pour but de sensibiliser les personnes au diagnostic et à l’adoption de traitements adaptés contre l’ostéoporose et les maladies métaboliques osseuses. Des objectifs pensés pour lutter justement contre le manque d’information sur l’existence et l’atteinte de cette maladie.

Les facteurs de risque de l’ostéoporose

Les principaux facteurs de risques sont liés à l’âge – supérieur à 65 ans – et au genre, les femmes étant plus exposées. Le tabagisme, la consommation trop importante d’alcool et le manque d’activité physique constituent également d’importants facteurs de risque d’ostéoporose. La ménopause précoce – survenue avant l’âge de 40 ans – le manque de vitamine D et de calcium ainsi qu’un manque d’exposition au soleil peuvent aussi augmenter le risque d’atteinte de cette maladie. Cela peut sembler improbable, mais les fractures chez les parents du premier degré multiplient les risques d’être également touché par cette maladie. Il en est de même pour les personnes avec un indice de masse corporelle > à 19 kg/m², mais avec un très faible gabarit.

Diagnostiquer l’ostéoporose

Les fractures des bras, des côtes et des vertèbres résultant d’un traumatisme peu intense peuvent permettre de diagnostiquer la maladie. En l’absence de fracture majeure, seule une ostéodensitométrie peut permettre d’infirmer ou de confirmer la présence d’une ostéoporose. Non douloureux, cet examen médical permet de mesurer avec précision la densité minérale osseuse ou DMO, la « solidité » du squelette. De manière générale, plus la valeur mesurée grâce à l’examen est basse, plus la maladie est avancée. L’ostéodensitométrie, également appelée densitométrie osseuse peut être effectuée en cabinet de radiologie, en milieu hospitalier et éventuellement, dans un cabinet privé de rhumatologie.

Pour profiter d’une bonne et rapide prise en charge, il est recommandé de consulter dès l’apparition d’inconforts ou de fractures, sans raison valable. Plus le diagnostic est rapidement posé, mieux c’est.

 

Sources : tout-sur-ostéoporose, futura-sciences.

 

Article rédigé par Patrick NESME

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